Le contrecoup d’une pensée positive

Quand on pense consciemment quelque chose et inconsciemment l'inverse...
L'art et la manière de saboter ses propres suggestions positives.

Les pensées et visualisations positives sont des techniques très intéressantes et la plupart du temps efficaces. Mais ça ne marche pas à tous les coups ! Une pensée positive peut parfois même activer le contraire de ce qui est énoncé.

Que se passe-t-il alors ?

Quand une affirmation va à l’encontre d’une croyance profonde, une résistance s’active et crée une réaction inconsciente.

Par exemple, la pensée consciente “Je suis de plus en plus mince“, peut activer, à un niveau inconscient, l’image de soi avec un peu trop de ventre… Ou faire surgir une autre pensée qui vient sabote l’affirmation positive, par exemple : “mais si je perds du poids, je ne pourrai plus prendre de plaisir à manger ce que j’aime“.

C’est le contrecoup des pensées positives.

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Le plus souvent, ces images et pensées qui suivent une affirmation positive restent inconscientes. Alors qu’on croit être positif, c’est finalement une pensée négative qui est déposée dans l’inconscient.

Cette dernière vient, au mieux, annuler la pensée positive, ou pire, créer une suggestion négative qui active exactement le contraire de ce qu’on souhaite vraiment. Répétez cet exercice plusieurs fois par jour, et vous vous conditionnerez négativement…

Mettre de la conscience

Avant d’utiliser une affirmation positive, observez quelles réactions internes y sont associées.

Dites une fois la pensée positive à haute voix et restez à l’écoute des pensées ou des images qui suivent. Si ce sont des pensées négatives, modifiez l’affirmation positive pour la rendre plus acceptable et plus réaliste.

Une autre manière de faire consiste à se poser consciemment la question : quelles sont les obstacles intérieurs qui peuvent m’empêcher d’atteindre cet objectif ? Comment vais-je m’auto-saboter ?

Reconnaître et identifier l’effet d’une suggestion positive est un premier pas pour en éviter les contrecoups négatifs.

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La ténacité : le pouvoir de la passion et de persévérance

Cette courte vidéo de la chercheure Angela Lee Duckworth rappelle l'importance de la ténacité. Parce qu'il n'y a pas que le QI qui compte...

La ténacité est un mélange de passion et de persévérance, appliqué à long terme. C’est le fait de rester engagé dans les objectifs qu’on s’est fixés. C’est la capacité à s’accrocher même face à des échecs ou à des moments de découragement. C’est une forme d’endurance qui nous permet de persévérer sur un projet ou une activité pendant des mois et des mois.

La ténacité n’a rien à voir avec l’intelligence, le QI ou le talent. Angela Lee Duckworth cite des études qui montrent que beaucoup de personnes talentueuses ne persévèrent pas dans leur engagement. La ténacité serait même inversement proportionnelle au talent.

Je n’ai pas échoué. J’ai juste trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas.
— Thomas Edison

La ténacité est donc une disposition d’esprit bien particulière. Comment la développer ? L’université de Stanford parle de “mentalité de croissance”. Il s’agit d’acquérir la conviction que nous pouvons toujours apprendre. Même si nous butons sur des difficultés à un moment donné, ces obstacles ne sont pas irrémédiables, parce que le cerveau possède une immense capacité d’apprentissage et d’évolution.

Cependant pour Angela Lee Duckworth, cette conviction ne suffit pas. Comment alors aller plus loin ?

Même si l’intervenante n’apporte pas plus de réponse, la vidéo amène à se poser quelques questions. La ténacité est liée au fait de se poser des buts et de s’y tenir. Quels sont donc les facteurs qui me permettent de rester persévérant et impliqué dans un objectif ? Qu’est-ce qui m’anime ? Quels sont les objectifs importants pour moi ?

Un champ de recherche passionnant, à suivre de près…

Ces bonnes petites choses du quotidien…

Un exercice de gratitude issu de la psychologie positive
Nous avons tous plus ou moins cette tendance à nous focaliser sur ce qui ne va pas dans notre vie. Une habitude de pensée qui nous amène de plus en plus à ne voir que le négatif. En oubliant au passage de profiter de tout ce qui va bien...
Exercice de gratitude, de psychologie positive

Quand voir exclusivement le négatif devient une habitude, nous ne nous rendons même plus compte de ces ruminations qui nous traversent… Et qui influencent notre manière de percevoir le monde, comme des lunettes filtrantes. La négativité devient alors peu à peu comme une seconde nature. Des petits exercices conscients permettent de rétablir l’équilibre.

Une dose de psychologie positive

La psychologie positive est un courant de recherche reconnu qui propose de rétablir la balance, en portant notre attention un peu plus sur le positif. L’idée n’est pas de voir la vie en rose tous les jours, en toutes circonstances. Il s’agit simplement de prendre quelques minutes par jour pour ressentir, par exemple, de la gratitude envers ce qui est bien dans notre vie. Quand nous tenons pour acquis toutes les belles choses de notre vie, nous ne prêtons même plus véritablement attention à la chaleur de nos proches, au sourire d’une personne croisée dans la rue, à la gentillesse d’une autre…

En ce sens la psychologie positive n’a rien à voir avec la pensée positive. Cette dernière a tendance à vouloir éliminer toute pensée négative, au risque de refouler des sentiments et des émotions qui ont aussi leur place. C’est une nuance importante.

La psychologie positive est-elle assimilable à la pensée positive ? La psychologie positive se différencie de la pensée positive sur trois points importants. Premièrement, la psychologie positive repose sur des études scientifiques empiriques et reproductibles. Deuxièmement, la pensée positive nous incite à être positif partout et tout le temps, ce que la psychologie positive ne fait pas. La psychologie positive reconnaît que, malgré les avantages de la pensée positive, parfois la pensée négative ou réaliste est pertinente. Les études mettent en évidence que l’optimisme est associé à une meilleure santé, à la performance, la longévité et le succès social, mais il y a des preuves que, dans certaines situations, la pensée négative permet de réaliser des estimations plus justes, plus exactes, ce qui peut avoir des conséquences importantes. La pensée optimiste peut être associée à une sous-estimation des risques.

Source

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Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

Un court résumé en vidéo
L'intelligence émotionnelle est cette qualité qui nous permet de nous confronter avec patience, imagination et perspicacité aux problèmes que nous rencontrons dans nos relations avec nous-même et avec les autres.

On attribue, le plus souvent, l’intelligence à la capacité de réussir professionnellement ou d’être doué dans un domaine donné, comme la technique, la logique, etc. Mais il est tout à fait possible d’avoir une carrière brillante, atteindre des hautes responsabilités et un très bon salaire, tout en étant malheureux, intolérant ou en ayant une vie privée peu épanouie.

L’intelligence émotionnelle est une qualité qui permet de mieux comprendre nos propres sentiments et ceux des autres. Les personnes intelligentes émotionnellement ne réagissent pas sous l’impulsion des émotions, mais ont une vision plus large de ce qui est en train de se passer. C’est aussi la capacité à réagir plus positivement face à des échecs ou des épreuves et donc de développer la résilience.

Aujourd’hui l’intelligence émotionnelle n’est pas enseignée à l’école. La vidéo ci-dessous indique que la culture, au sens large, est un outil de développement de cette qualité. Le fait d’être curieux et ouvert à différentes formes d’expression est en effet une forme d’intelligence émotionnelle. On peut aussi y ajouter toutes les pratiques psychocorporelles, de méditation, etc. qui permettent d’être plus connecté à soi-même et aux autres.

Pour être heureux, ne cherchez pas le bonheur

La découverte radicale de John Stuart Mill
Dans le court extrait suivant, John Stuart Mill partage une vision radicale du bonheur. Pour être heureux, il faudrait poursuivre autre chose que le bonheur. Alors quoi ? Des activités qui nous remplissent par elles-mêmes, cueillir les plaisirs de la vie en passant, sans en faire le but principal de l'existence. Une citation paradoxale qui porte à réfléchir...
Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cesserez de l’être.

Je n’avais jamais senti vaciller en moi la conviction que le bonheur est la pierre de touche de toutes les règles de conduite, et le but de la vie. Mais je pensais maintenant que le seul moyen de l’atteindre était de n’en pas faire le but direct de l’existence. Ceux-là seulement sont heureux, pensais-je, qui ont l’esprit tendu vers quelque objet autre que leur propre bonheur, par exemple vers le bonheur d’autrui, vers l’amélioration de la condition de l’humanité, même vers quelque acte, quelque recherche qu’ils poursuivent non comme un moyen, mais comme une fin idéale. Aspirant ainsi à autre chose, ils trouvent le bonheur, chemin faisant. Les plaisirs de la vie, telle était la théorie à laquelle je m’arrêtai, suffisent pour en faire une chose agréable, quand on les cueille en passant, sans en faire l’objet principal de l’existence. Essayez d’en faire le but principal de la vie, et du coup, vous ne les trouverez plus suffisants. Ils ne supportent pas un examen rigoureux.

Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cesserez de l’être. Pour être heureux, il n’est qu’un seul moyen, qui consiste à prendre pour but de la vie, non pas le bonheur, mais quelque fin étrangère au bonheur. Que votre intelligence, votre analyse, votre examen de conscience s’absorbe dans cette recherche, et vous respirerez le bonheur avec l’air, sans le remarquer, sans y penser, sans demander à l’imagination de le figurer par anticipation, et aussi sans le mettre en fuite par une fatale manie de le mettre en question. Cette théorie devint alors la base de ma philosophie de la vie ; je la conserve encore, comme celle qui convient le mieux aux hommes qui ne possèdent qu’une sensibilité modérée, qu’une médiocre aptitude à jouir, c’est-à-dire, à la grande majorité de notre espèce.

— John Stuart Mill, Mes mémoires, Histoire de la vie et de mes idées

Eviter les ruminations et passer à une introspection efficace

En apprenant à se poser les bonnes questions...
L'introspection efficace n'est pas toujours des plus simples. Quand on se pose des questions sur soi et sur sa vie, où se situe la frontière entre la réflexion et la rumination ? Il est facile de se perdre dans notre tentative d'introspection, de tourner en rond et finalement d'exacerber les émotions négatives plus qu'autre chose. Alors comment faire ?
Comment faire une introspection ?

La psychologue américaine Tasha Eurich a observé, dans des études, que les personnes passant du temps à réfléchir sur elles-mêmes était plus stressées, plus déprimées, plus anxieuses… On s’attendrait plutôt à l’inverse. En plus de tout cela, ces personnes se sentaient également moins en contrôle de leur propre vie. Comme si leurs réflexions les noyaient à l’intérieur d’elles-mêmes plutôt que d’aider à y voir plus clair.

Autrement dit, passer du temps en introspection n’aide pas nécessairement à aller mieux. Et cela ne permet pas forcément non plus de mieux se connaître soi-même. Il y aurait donc une bonne et une mauvaise manière de mener une introspection.

La bonne et la mauvaise introspection

Tout est en effet dans la manière de faire ! Comment menons-nous nos introspections ? Souvent la question que nous posons est “pourquoi” ? Pourquoi je me sens mal, pourquoi je n’arrive pas à avancer, pourquoi je réagis toujours de cette façon ?

Or cette question du “pourquoi” a tendance, le plus souvent, à augmenter notre confusion et à brouiller notre perception de nous-même. Une étude a montré que faire sa propre introspection sur le mode “pourquoi” amène à fixer son attention sur les problèmes plutôt que de voir des manières d’avancer et d’envisager des solutions.

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Le rituel matinal de Tony Robbins

Respiration, gratitude, guérison, objectifs
Un rituel consiste à se réserver quelques minutes par jour pour une pratique qui nous fait du bien. A chacun de tester quelles pratiques sont plus efficaces et sur quelle durée (10, 15, 30... minutes ?). Voici pour inspiration le rituel de Tony Robbins.
Gratitude du matin au soir

Anthony Robbins est un coach américain, adepte des grands shows. On aime ou on n’aime pas. Peu importe, l’idée ici est de prendre des bonnes idées de pratique si celles-ci peuvent fonctionner pour nous.

Pour Robbins, la peur et la colère sont les émotions les plus fréquentes et les plus difficiles à gérer. Pour transformer celles-ci, il propose la reconnaissance et la gratitude. C’est une idée qui est également très étudiée en psychologie positive. Il est en effet difficile de ressentir de la peur ou de la colère en même temps qu’un sentiment de gratitude.

Voici le rituel, pas à pas :

  • Commencer par 3 séries de 10 respirations explosives, c’est-à-dire en expirant fortement. Ces respirations permettent de créer un état modifié de conscience, propice aux étapes suivantes.
  • Pensez à 3 choses qui vous font ressentir de la gratitude pendant 3 minutes. Le mieux est de prendre des petites choses simples : un sourire, le vent sur le visage… L’idée ici est de faire en sorte de revivre ce moment le plus complètement possible, en se rappelant les images, les sensations, les bruits autour…
  • Les 3 minutes suivantes sont des visualisations de guérison. A chacun de trouver les images qui lui parlent. Robbins imagine “l’énergie de la vie” le traverser de haut en bas et de bas en haut plusieurs fois. Il s’agit d’imaginer une énergie bienfaitrice, curative, qui apporte tout ce dont nous avons besoin pour guérir ou renforcer des qualités. Cette énergie peut ensuite être élargie aux proches.
  • Les 3 dernières minutes consistent à se rappeler des objectifs importants qui on un impact sur le monde. Ici Robbins imagine les objectifs réalisés et tous les bienfaits que cela apporte aux personnes concernées.

Encore une fois, le but n’est pas de prendre nécessairement au pied de la lettre ce rituel. Testez-le pendant un certain temps pour en mesurer tous les effets possibles ! S’il fonctionne pour vous, tant mieux. Sinon demandez-vous comment l’ajuster, que pouvez-vous enlever, ajouter, modifier ? Restons libres et indépendants, c’est la meilleure façon de s’approprier des techniques et de sentir si celles-ci sont bonnes pour nous.

Un rituel est surtout une habitude à prendre, un temps à bloquer pour soi, pour une pratique qui, au fil du temps, produit des petites ou des grandes transformations intérieures.

Voir la vidéo complète :

Pourquoi est-il si compliqué de vivre dans le moment présent ?

On adore se raconter des histoires

Une petite vidéo pédagogique qui parcourt les différentes manières dont notre esprit nous éloigne de la simple conscience du moment présent. L’anxiété, l’anticipation de catastrophes imaginaires, le vagabondage mental, les ruminations et le fait de réinterpréter toutes nos expériences et souvenirs.

Notre esprit aime en effet les scénarios cohérents. C’est pour cette raison que nous nous racontons et re-racontons des histoires pour donner du sens à ce qui nous arrive. Tout cela nous éloigne du moment présent.

Rentrer dans l’arène

Une citation de Theodore Roosevelt

La question n’est pas celle de réussir ou d’échouer, mais c’est celle d’oser rentrer dans l’arène, d’y aller pour de bon, avec courage, malgré le risque de se tromper. C’est le message de ce passage très fort d’un discours de Roosevelt.

Le critique ne raconte absolument rien : tout ce qu’il fait c’est pointer du doigt l’homme fort quand il chute ou quand il se trompe en faisant quelque chose. Le vrai crédit va pourtant à celui qui se trouve dans l’arène, avec le visage sali de poussière, de sueur et de sang, luttant courageusement.

Le vrai crédit va vers celui qui commet des erreurs, qui se trompe mais, qui au fur et à mesure, réussit car il n’existe pas d’effort sans erreur. Il connaît le grand enthousiasme, la grande dévotion, et dépense son énergie sur ce qui vaut la peine. Celui-là est un homme vrai, qui dans la meilleure des hypothèses connaît la victoire et la conquête, et qui, dans la pire des hypothèses, chute. Or, même sa chute est grandiose car il a vécu avec courage et s’est élevé au-dessus des âmes mesquines qui n’ont jamais connu ni victoires ni défaites.

— Theodore Roosevelt, dans son discours à la Sorbonne en 1910.

Version intégrale et en anglais.

Comment nous y prenons-nous pour procrastiner ?

Une vidéo à regarder demain...

Remettre au lendemain une tâche urgente, nous connaissons tous ça. Mais que se passe-t-il en nous quand nous procrastinons ?

Voilà une présentation Ted hilarante qui explique le fonctionnement de la procrastination. Tim Urban est un maître en la matière. Son site What But Why consacré à la procrastination est lu par plusieurs millions de visiteurs chaque mois…

Dans un style très imagé, Tim Urban nous présente le Décideur rationnel empêché d’accomplir sa tâche par un Singe qui cherche avant tout une gratification immédiate. Sans aucune notion du passé ou du futur, celui-ci vit dans un éternel présent et ne s’intéresse qu’à ce qui est facile et fun.

Heureusement, le procrastinateur a un ange-gardien : le Monstre panique. Celui-ci apparaît quand une échéance se rapproche dangereusement et qu’il n’y plus d’autre solution que de passer à l’action.

C’est efficace, dans une certaine mesure… Mais qu’arrive-t-il pour toutes ces choses où il n’y a pas d’échéance ? Le procrastinateur passe alors à côté de ce qui compte vraiment dans la vie. Le risque est de devenir spectateur de sa propre vie.

Pensons régulièrement à toutes ces choses sur lesquelles nous procrastinons dans notre vie. Et restons conscient du Singe de gratification immédiate pour nous rappeler ce qui est vraiment important.

Avec la présentation amusante et bien amenée de Tim Urban, le message passe !