Quand on s’engage pour de bon et que la providence nous accompagne

Avoir le courage de poursuivre ses rêves, dépasser ses peurs, croire en soi-même, devenir la meilleure version de soi-même... 
Comment poursuivre ses rêves ? Les trois citations ci-dessous donnent de l'inspiration pour aller dans ce sens. De plus, elles partagent un certain point de vue en commun : dès lors que l'on s'engage à poursuivre ce qui est vraiment important pour nous, la Nature ou la Providence (appelez cela comme vous voulez) nous soutient de façon extraordinaire, nous aide à avancer ou à donner le meilleur de nous-même.

La première citation est souvent attribuée à tort à Goethe. Il s’agit en fait d’une citation d’un auteur écossais William H. Murray dans The Scottish Himalayan Expedition, où il cite une traduction très libre du Faust de Goethe. Il raconte l’importance d’un acte d’engagement qui enclenche l’intervention de ce qu’il appelle la Providence. A partir de ce moment des événement improbables vont considérablement aider le déroulement de son expédition.

Tant qu’on ne s’est pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer, et toujours aussi, dès qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité. Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux : c’est que dès l’instant où l’on s’engage, la Providence intervient, elle aussi. Il se produit toutes sortes de choses qui autrement ne se seraient pas produites. Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériel, dont on n’aurait jamais rêvé qu’ils puissent survenir. J’ai appris à accorder à ce vers de Goethe le plus profond respect :
Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez-le.
L’audace donne du génie, de la puissance, de la magie.

Dépasser ses peurs et oser briller

La deuxième citation, elle aussi souvent mal attribuée, cette fois à Nelson Mandela, est de Marianne Williamson dans Un retour à l’amour. Ici aussi, il y a l’idée de se reconnecter à quelque chose de plus grand que notre petit moi, limité par la peur. A partir du moment où nous dépassons nos peurs, quelque chose à l’intérieur de nous et en même temps connecté à quelque chose de plus grand, se met à briller.

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question… Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous, et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

Avancer hardiment dans la direction de ses rêves et laisser les lois de l’univers agir en notre faveur

La troisième citation est de Henry David Thoreau, dans Walden ou la vie dans les bois. Thoreau parle lui de lois de l’univers qui s’élargissent à partir du moment où on avance hardiment dans la direction de nos rêves. Ce passage, en conclusion du récit de son périple en solitaire dans la nature, ajoute l’idée de simplicité. Il encourage aussi à nourrir ses rêves, aussi hauts et lointains qu’ils paraissent, et de s’acheminer à en construire les fondations.

Grâce à mon expérience, j’appris au moins que si l’on avance hardiment dans la direction de ses rêves, et s’efforce de vivre la vie qu’on s’est imaginée, on sera payé de succès inattendu en temps ordinaire. On laissera certaines choses en arrière, franchira une borne invisible ; des lois nouvelles, universelles, plus libérales, commenceront à s’établir autour et au dedans de nous ; ou les lois anciennes à s’élargir et s’interpréter en notre faveur dans un sens plus libéral, et on vivra en la licence d’un ordre d’êtres plus élevé. En proportion de la manière dont on simplifiera sa vie, les lois de l’univers paraîtront moins complexes, et la solitude ne sera pas solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. Si vous avez bâti des châteaux dans les airs, votre travail n’aura pas à se trouver perdu ; c’est là qu’ils devraient être. Maintenant posez les fondations dessous.

Cette traduction en français de Fabulet n’est pas très fluide. Je n’ai pas sous la main celle de Brice Matthieussent qui semble plus vivante, alors voici le passage original en anglais :

I learned this, at least, by my experiment: that if one advances confidently in the direction of his dreams, and endeavors to live the life which he has imagined, he will meet with a success unexpected in common hours. He will put some things behind, will pass an invisible boundary; new, universal, and more liberal laws will begin to establish themselves around and within him; or the old laws be expanded, and interpreted in his favor in a more liberal sense, and he will live with the license of a higher order of beings. In proportion as he simplifies his life, the laws of the universe will appear less complex, and solitude will not be solitude, nor poverty poverty, nor weakness weakness. If you have built castles in the air, your work need not be lost; that is where they should be. Now put the foundations under them.

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