S’autoriser à cultiver la compassion pour soi

Être tendre et gentil avec nous-même peut s'avérer un véritable défi, tant nous sommes habitués à l'auto-critique. La compassion pour soi pourrait être bien la première chose dont nous avons besoin pour accueillir et libérer nos pensées et émotions douloureuses
Méditation de compassion, bienveillance pour soi

Nous sommes si souvent en train de nous battre contre nous-mêmes. Combien de fois nous surprenons-nous à nous auto-critiquer, à penser que nous n’en faisons pas assez, à ressentir de la colère, contre nous-même ou  nous dire que nous sommes nuls ?

Pour certains, une méditation de bienveillance serait signe d’autocomplaisance, une façon “bisounours” de voir le monde… La violence, même latente, est tellement ancré dans nos rapports sociaux, que certains ne vivent en effet que par le filtre du combat permanent contre les autres et contre soi.

Se faire violence, se dépasser, se donner des “coups de pieds au cul”, se juger sévèrement, est encouragé, autant à l’école qu’au travail et dans notre société en général.

Et si nous autoriser enfin à éprouver une véritable compassion envers nous-même, était au contraire un geste de courage ?

Détox émotionnelle…

La méditation de compassion nous apprend d’abord à cultiver une relation positive avec nous-même, puis avec le reste du monde.

Ce simple changement de regard envers soi-même peut avoir l’effet d’une détox émotionnelle… Au fil de la pratique, nous commençons à libérer la peur, la colère, la haine, la tristesse et tout un ensemble d’émotions négatives restées coincées au fond de nous.

Cette pratique permet en effet d’accueillir nos blocages émotionnels, avec douceur, là où nous avons plutôt l’habitude de les enfouir, ou de mettre le couvercle sur la marmite.

Or, on peut s’en rendre compte facilement, la stratégie du couvercle ne fait que renforcer les blocages qui resurgirons d’une façon ou d’une autre, le plus souvent avec une grande violence.

Parce que les émotions difficiles que l’on réprime ne continuent pas moins de vivre à l’intérieur, d’occuper notre espace mental plus ou moins consciemment, de nous prendre de l’énergie.

Une pratique qui demande du courage

Certes, la méditation de compassion envers soi demande une certaine forme de courage. Il s’agit d’accueillir des émotions ou pensées, que le plus souvent on préférerait surtout ne pas regarder en face. Observer avec compassion et éclairer cette noirceur, le sentiment de colère, de rage, de tristesse, de désespoir… est un premier pas pour apaiser son cœur.

Et puis finalement, tout commence par là. Si je ne peux pas m’aimer moi-même, comment puis-je nourrir des relations positives avec les personnes qui m’entourent ?

Méditation de bienveillance

Une méditation de compassion pour soi

  1. Prenez une position confortable, placez les pieds à plat sur le sol, pour rechercher un ancrage et, déjà, se sentir comme supporté par la terre.
  2. Fermez les yeux. Prenez conscience de votre respiration et portez votre attention à la région du cœur.
  3. Peut-être ressentez-vous là des tensions. Respirez simplement dans cette région comme pour laisser la place à tout ce qui est là, coincé et qui ne demande qu’à être pris en compte.
  4. Imaginez-vous dans un bel endroit, accueillant, que vous connaissez ou que vous inventez. Il n’est pas nécessaire de visualiser précisément la scène, simplement pensez à un endroit qui vous fait du bien.
  5. Après un moment, adressez-vous à vous même en ces termes : “Je souhaite que tu sois heureux”. Prenez un temps pour ressentir ce que cela fait de vous parler ainsi à vous-même.
  6. Dites-vous ensuite : “Je souhaite que tu sois en bonne santé”. Et prenez un temps pour respirer, et écouter ce que cela fait à l’intérieur.
  7. Continuez ainsi, avec vos propres mots. Que souhaitez-vous vous offrir : de la gentillesse, de la compassion, de la douceur, de la paix, un cœur apaisé… ?
  8. Restez connecté à vous-même, à votre respiration, à vos ressentis quand vous vous dites ces mots positifs.
  9. Peut-être que des pensées négatives ou d’autres émotions peuvent surgir. Accueillez-les comme si c’était un animal blessé dont vous allez prendre soin.
  10. Au bout d’un moment, prenez un engagement bienveillant envers vous-même : “Je souhaite cultiver plus de douceur envers moi-même et tout ce qui se présente en moi”. Prenez une bonne inspiration et rouvrez les yeux.

Si vous pratiquez cette méditation une fois par semaine, vous commencerez déjà à libérer quelques émotions. Et peut-être selon les périodes, souhaiterez-vous pratiquer plus souvent. Il n’y a pas de règles.

Parfois c’est votre cœur qui vous demandera de passer un moment avec lui et vous encouragera à pratiquer cette méditation… Ecoutez-le.

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