Les limites de la rêverie positive

La pensée positive est en plein boum. Forcément, l’idée a de quoi séduire : il suffirait de rêver quelque chose et d’y croire très fort pour que cela arrive. Facile ! Seulement voilà, les choses ne sont pas aussi simples, des psychologues américains expliquent pourquoi.

Des recherches récentes ont montré qu’un excès de rêverie positive peut empêcher la réalisation de nos buts et amène le plus souvent à prendre de mauvaises décisions.

Comment ça fonctionne ? Lorsqu’on rêve d’un futur idéalisé, on ne retient alors que les informations qui nous confirment dans nos rêveries, et on néglige les aspects plus négatifs. Or, ceux-ci sont importants pour prendre les décisions adéquates, expliquent les chercheurs de l’université de New-York. Ce n’est pas en niant la réalité que nous pouvons la transformer. Les psychologues ont aussi découvert que la rêverie positive peut diminuer l’énergie investie dans notre poursuite du but, et réduire ainsi les chances de réussite.

@ Peter Ealey

Trop de fantasme tue le rêve

Un peu de pensée positive n’est pas à bannir pour autant. Pour des buts à très long terme, par exemple, elle peut aider à maintenir la motivation nécessaire.
Mais le problème avec un excès de rêverie, qui vire au fantasme, est qu’elle nous amène à anticiper la réussite, comme si elle était déjà acquise, comme si nous avions déjà atteint notre but. Notre motivation s’émousse alors, et nous ne sommes pas préparés lorsque surviennent les problèmes que nous ne voulions pas voir.

Lorsque nous avons un but à réaliser, la meilleure stratégie reste de peser le pour et le contre, de voir les opportunités comme les obstacles qui pourraient se dresser. Autrement dit de rester lucide sur notre situation, de regarder les choses en face.

Etude citée : Wishful Information Preference, Positive Fantasies Mimic the Effects of Intentions, de Heather Barry Kappes et Gabriele Oettingen, Psychology Department, New York University.

 

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