Citation

Quand on s’engage pour de bon et que la providence nous accompagne

Avoir le courage de poursuivre ses rêves, dépasser ses peurs, croire en soi-même, devenir la meilleure version de soi-même... 
Comment poursuivre ses rêves ? Les trois citations ci-dessous donnent de l'inspiration pour aller dans ce sens. De plus, elles partagent un certain point de vue en commun : dès lors que l'on s'engage à poursuivre ce qui est vraiment important pour nous, la Nature ou la Providence (appelez cela comme vous voulez) nous soutient de façon extraordinaire, nous aide à avancer ou à donner le meilleur de nous-même.

La première citation est souvent attribuée à tort à Goethe. Il s’agit en fait d’une citation d’un auteur écossais William H. Murray dans The Scottish Himalayan Expedition, où il cite une traduction très libre du Faust de Goethe. Il raconte l’importance d’un acte d’engagement qui enclenche l’intervention de ce qu’il appelle la Providence. A partir de ce moment des événement improbables vont considérablement aider le déroulement de son expédition.

Tant qu’on ne s’est pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer, et toujours aussi, dès qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité. Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux : c’est que dès l’instant où l’on s’engage, la Providence intervient, elle aussi. Il se produit toutes sortes de choses qui autrement ne se seraient pas produites. Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériel, dont on n’aurait jamais rêvé qu’ils puissent survenir. J’ai appris à accorder à ce vers de Goethe le plus profond respect :
Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez-le.
L’audace donne du génie, de la puissance, de la magie.

Dépasser ses peurs et oser briller

(suite…)

Pour être heureux, ne cherchez pas le bonheur

La découverte radicale de John Stuart Mill
Dans le court extrait suivant, John Stuart Mill partage une vision radicale du bonheur. Pour être heureux, il faudrait poursuivre autre chose que le bonheur. Alors quoi ? Des activités qui nous remplissent par elles-mêmes, cueillir les plaisirs de la vie en passant, sans en faire le but principal de l'existence. Une citation paradoxale qui porte à réfléchir...
Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cesserez de l’être.

Je n’avais jamais senti vaciller en moi la conviction que le bonheur est la pierre de touche de toutes les règles de conduite, et le but de la vie. Mais je pensais maintenant que le seul moyen de l’atteindre était de n’en pas faire le but direct de l’existence. Ceux-là seulement sont heureux, pensais-je, qui ont l’esprit tendu vers quelque objet autre que leur propre bonheur, par exemple vers le bonheur d’autrui, vers l’amélioration de la condition de l’humanité, même vers quelque acte, quelque recherche qu’ils poursuivent non comme un moyen, mais comme une fin idéale. Aspirant ainsi à autre chose, ils trouvent le bonheur, chemin faisant. Les plaisirs de la vie, telle était la théorie à laquelle je m’arrêtai, suffisent pour en faire une chose agréable, quand on les cueille en passant, sans en faire l’objet principal de l’existence. Essayez d’en faire le but principal de la vie, et du coup, vous ne les trouverez plus suffisants. Ils ne supportent pas un examen rigoureux.

Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cesserez de l’être. Pour être heureux, il n’est qu’un seul moyen, qui consiste à prendre pour but de la vie, non pas le bonheur, mais quelque fin étrangère au bonheur. Que votre intelligence, votre analyse, votre examen de conscience s’absorbe dans cette recherche, et vous respirerez le bonheur avec l’air, sans le remarquer, sans y penser, sans demander à l’imagination de le figurer par anticipation, et aussi sans le mettre en fuite par une fatale manie de le mettre en question. Cette théorie devint alors la base de ma philosophie de la vie ; je la conserve encore, comme celle qui convient le mieux aux hommes qui ne possèdent qu’une sensibilité modérée, qu’une médiocre aptitude à jouir, c’est-à-dire, à la grande majorité de notre espèce.

— John Stuart Mill, Mes mémoires, Histoire de la vie et de mes idées

Rentrer dans l’arène

Une citation de Theodore Roosevelt

La question n’est pas celle de réussir ou d’échouer, mais c’est celle d’oser rentrer dans l’arène, d’y aller pour de bon, avec courage, malgré le risque de se tromper. C’est le message de ce passage très fort d’un discours de Roosevelt.

Le critique ne raconte absolument rien : tout ce qu’il fait c’est pointer du doigt l’homme fort quand il chute ou quand il se trompe en faisant quelque chose. Le vrai crédit va pourtant à celui qui se trouve dans l’arène, avec le visage sali de poussière, de sueur et de sang, luttant courageusement.

Le vrai crédit va vers celui qui commet des erreurs, qui se trompe mais, qui au fur et à mesure, réussit car il n’existe pas d’effort sans erreur. Il connaît le grand enthousiasme, la grande dévotion, et dépense son énergie sur ce qui vaut la peine. Celui-là est un homme vrai, qui dans la meilleure des hypothèses connaît la victoire et la conquête, et qui, dans la pire des hypothèses, chute. Or, même sa chute est grandiose car il a vécu avec courage et s’est élevé au-dessus des âmes mesquines qui n’ont jamais connu ni victoires ni défaites.

— Theodore Roosevelt, dans son discours à la Sorbonne en 1910.

Version intégrale et en anglais.

Réapprendre à “sentir”

Le poète Novalis nous invite à réapprendre à “sentir” et à chercher une autre manière d’être au monde. Une position dans laquelle on devient soi-même :

C’est dans ce jeu seulement (celui du sentir) que l’homme prend véritablement conscience de sa nature propre, de sa liberté spécifique, et qu’il a le sentiment de sortir d’un profond sommeil, d’être enfin chez lui dans ce monde et de voir s’éclairer son univers intérieur.

Il a le sentiment d’avoir atteint une sorte de perfection lorsqu’il parvient, sans gêner ce jeu, à sentir et penser tout en laissant ses sens remplir leurs fonctions pratiques. Les deux ordres de perception y gagnent : le monde extérieur devient transparent, le monde intérieur se diversifie et se charge de signifiance et l’homme se trouve au milieu des deux, faisant l’expérience intime de la liberté la plus parfaite et du plus jubilatoire sentiment de puissance.

cité par François Roustang, Feuilles oubliées, feuilles retrouvées

Au croisement de deux mondes

Pour Novalis, le “sentir” nous permet de nous situer au croisement des mondes intérieur et extérieur. Autrement dit, le sentir ne privilégie ni l’un, ni l’autre, mais permet une vision globale qui donne du sens. Il nous donne accès à une complexité qui nous dépasse et qui reste insaisissable à la conscience et à l’intelligence.

Il semblerait que nous ayons ainsi deux modes de rapport au monde. L’un basé sur la pensée, le vouloir, la conscience, et l’autre sur le sentir, l’intuition, l’inconscient. Le second type de perception est le plus oublié. C’est pourtant par là que peuvent surgir de nouvelles façons de voir les choses, de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives. C’est par là que nous pouvons nous connecter à nos ressources intérieures oubliées.

 

Quand on s’engage pour de bon et que la providence nous accompagne

Avoir le courage de poursuivre ses rêves, dépasser ses peurs, croire en soi-même, devenir la meilleure version de soi-même... 
Comment poursuivre ses rêves ? Les trois citations ci-dessous donnent de l'inspiration pour aller dans ce sens. De plus, elles partagent un certain point de vue en commun : dès lors que l'on s'engage à poursuivre ce qui est vraiment important pour nous, la Nature ou la Providence (appelez cela comme vous voulez) nous soutient de façon extraordinaire, nous aide à avancer ou à donner le meilleur de nous-même.

Pour être heureux, ne cherchez pas le bonheur

La découverte radicale de John Stuart Mill
Dans le court extrait suivant, John Stuart Mill partage une vision radicale du bonheur. Pour être heureux, il faudrait poursuivre autre chose que le bonheur. Alors quoi ? Des activités qui nous remplissent par elles-mêmes, cueillir les plaisirs de la vie en passant, sans en faire le but principal de l'existence. Une citation paradoxale qui porte à réfléchir...

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