Walden, le jeu vidéo

Survivre mais surtout flâner et contempler la nature...

Pour revisiter le récit d’Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, il est possible désormais de jouer au jeu vidéo. Une façon de revivre l’épopée de l’écrivain américain du 19e siècle. Vous vous retrouvez en 1845. A l’écart de la civilisation, vous êtes amené à effectuer les même activités que Thoreau, à savoir couper du bois, cueillir des plantes, et tout ce qu’il faut pour survivre.

Mais il s’agit, aussi et surtout, d’explorer et de contempler la nature, le lac, les bois, les animaux… Dans ce jeu, passer du temps à flâner est aussi important qu’assurer sa survie ! A mille lieux des jeux d’action, il s’agit là d’oeuvre poétique, qui suit, à sa manière, le récit original.

Méditer sur la peur et l’anxiété

Osons ressentir la peur plutôt que l'enfouir ! Lorsque nous nous connectons à cette émotion, comme pour l'accueillir avec bienveillance, quelque chose peut commencer à s'ouvrir et à se décrisper. Une méditation qui peut secouer, à aborder avec précautions.
Méditation sur la peur et l'anxiété

La peur est une composante naturelle de notre expérience. Le problème vient surtout du fait que nous avons tendance à enfouir cette émotion, à toute faire pour ne surtout pas la ressentir… Et encore moins la montrer aux autres. Dans une société qui invite toujours plus au “dépassement” de soi, à pousser ses limites aux extrêmes, à aller toujours “plus vite, plus haut, plus fort”, montrer sa peur serait un aveu de faiblesse intolérable…

Et pourtant, certains de nos comportements sont motivés par une peur inavouée que l’on tente d’éviter à tout prix. Combien de fois nous sommes-nous tu par peur de la réaction des autres ? Peur d’être incompris, d’être jugé incompétent ou toute autre chose… Et souvent, nous ne nous rendons même pas compte de ce processus interne.

L’évitement étant, dans des circonstances particulières à chacun, notre façon de fonctionner par défaut, nous n’avons pas conscience de ce qui est à l’origine de ce comportement.

(suite…)

L’écriture pour vivre autrement ses émotions et redonner du souffle à sa vie

Quand la journée a été particulièrement mauvaise, mettre ses pensées sur le papier peut aider à alléger les frustrations émotionnelles pour mieux repartir de l'avant. L'écriture devient alors une forme de méditation et agit comme une thérapie.
Ecrire ses émotions pour alléger ses émotions

Les bienfaits de l’écriture ont été démontrés par James W. Pennebaker, chercheur en psychologie sociale à l’université duTexas à Austin. Il a observé que les personnes ayant écrit sur des expériences émotionnellement chargées montraient une évolution dans leur bien-être.

Au niveau mental, d’abord : baisse du stress et de l’anxiété, augmentation de l’humeur, meilleure mémoire et meilleures qualités relationnelles. Plus curieux, les participants ont également observé un mieux-être physique : baisse de la tension artérielle, système immunitaire renforcé et globalement moins de visite chez le docteur.

Pour que cela fonctionne, il ne s’agit pas de gribouiller n’importe quoi. Il est question ici d’une écriture impliquée et impliquante, dans laquelle on exprime des pensées importantes ou raconte des expériences émotionnellement chargées.

(suite…)

Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.
Exercice d'attention sensation corporelle méditation

Avec un peu d’imagination, les supports de méditation ne manquent pas. Notre esprit ayant tendance à privilégier la nouveauté, changer de support de méditation d’une séance à l’autre peut permettre de stabiliser un peu plus l’attention. Notre esprit est moins tenté d’aller chercher de la nouveauté ailleurs en allant se perdre dans des rêveries. Le support lui-même devient intéressant.

Méditation tout terrain

Varier les supports de méditation permet d’intégrer plus facilement la méditation dans le quotidien. Selon les circonstances du moment, tel objet de méditation sera plus approprié pour une petite session en toute discrétion. Et la méditation tout terrain vaut vraiment le coup pour étendre les bienfaits de la pratique à n’importe quel moment, en n’importe quelle circonstance.

(suite…)

Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?
Ecouter la nature

Sait-on encore écouter ? Prend-on vraiment le temps, dans une conversation quelle qu’elle soit, d’écouter réellement ce que la personne est en train de dire ? Souvent, malgré nous, à peine avons-nous laissé la parole à notre interlocuteur, que nous sommes déjà en train de réfléchir à notre prochaine réplique…

Et de fait, écoutant seulement d’une oreille distraite ce que l’autre à dire, parce que de toute façon, “ma prochaine tirade est bien plus intéressante que la sienne…

Cette attitude est caractéristique d’un mode de fonctionnement mental, dans lequel une pensée s’enchaîne à une autre, et ceci continuellement, sans répit. Il est normal d’avoir des pensées, mais celles-ci deviennent agitation quand on ne leur laisse plus aucun espace.

On peut avoir une pensée et la laisser résonner en nous quelque instant.

De même, dans une conversation, plutôt que de prendre la parole à la milliseconde près où l’interlocuteur a terminé (certains sont champions du monde dans la discipline…), il est possible de laisser résonner les paroles, ne serait-ce que 2 secondes… Avant de rebondir…

La conversation en sera plus fluide. Chacun se sentira écouté et aura eu l’espace de s’exprimer réellement.

Certes dans une conversation à bâtons rompus, il est souvent difficile d’adopter cette attitude. Mais on peut s’entraîner.

(suite…)

Laisser passer le train des pensées

Mettre de l'espace entre soi et ses pensées

Ce que j’aime dans la méditation, c’est qu’elle permet de mettre de l’espace entre soi-même et ses pensées.
Contrairement à ce qu’on entend parfois, la méditation n’a pas pour but de supprimer les pensées. Il s’agit plutôt de changer la relation que nous entretenons avec elles.

Parce que nous ne sommes pas nos pensées.
Nous pouvons avoir des pensées de colère, sans nous mettre en colère.
Nous pouvons avoir des pensées anxieuses, sans être anxieux.
Nous pouvons avoir des pensées teintées de tristesse, sans ressentir la tristesse.
Et cela vaut pour tout type de pensées, qu’elles soient de peur, de haine, de jugement…

Autrement dit, nous avons la capacité de ne pas nous laisser embarquer par une pensée. La pratique de la méditation de pleine conscience renforce cette liberté, que nous méditions assis ou que nous maintenions une certaine qualité de conscience pendant toute la journée.

Méditer dans le quotidien, c’est simplement reconnaître une pensée anxieuse quand elle arrive, et choisir de ne pas la suivre. On peut voir le train arriver et décider de rester à quai, et de partir plutôt faire une balade en forêt. Parce que nous savons que si nous montons dans le wagon d’une pensée anxieuse, il y a de fortes chances que nous soyons en train d’embarquer dans un grand 8, pas forcément des plus agréables…

Nous ne choisissons pas forcément les pensées qui nous viennent à l’esprit, mais nous pouvons décider ce que nous en faisons. Avec cet espace de conscience, nous gagnons en liberté par rapport à nous-mêmes.

Cet espace peut être mince, il n’est pas forcément facile de maintenir cet équilibre tout le temps et en toutes circonstances. Mais y être attentif nous permet d’éviter de partir dans des manèges émotionnels qui nous épuisent.

Ce n’est pas parce qu’il y a un train en gare, qu’il faut nécessairement sauter dedans !

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

A quoi bon s’énerver contre le vent qui souffle ? Avez-vous essayé de crier au vent : “arrête-toi de souffler, tu m’énerves, tu me fatigues, vas-t’en, vent !” Ce serait dépenser beaucoup d’énergie pour rien, n’est-ce pas ?

Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons envers nos pensées ? Nous voudrions parfois les calmer, les arrêter tant elles nous fatiguent, nous obsèdent, nous stressent… Mais comme le vent souffle,  s’arrête, puis revient… Les pensées pensent, passent, s’effacent et d’autres viennent…

Les pensées sont des phénomènes naturels, nous ne pouvons les éviter. Mais nous pouvons changer notre rapport à elles.

Et de la même manière dont on peut utiliser l’énergie du vent pour produire de l’électricité, peut-être peut-on observer le potentiel énergétique des pensées ?

Sans se laisser embarquer par le vent des pensées, mais en les laissant être ce qu’elles sont… Et en douceur, remonter et se connecter à l’énergie qui est leur source.

De cette manière, non seulement, nous ne dépensons pas notre énergie à combattre en vain les pensées. Mais nous pouvons alors aussi entrevoir une source d’énergie en nous… et une énergie renouvelable ! Que ferions-nous alors de cette nouvelle énergie ?

Entre observation et imagination

Maintenir une attention égale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Arrivons-nous encore à laisser le temps s'écouler sans rien faire d'autre ? Nous accordons-nous des moments de pure contemplation ?

Le passage suivant de Henry David Thoreau illustre ce que peut être une expérience de contemplation. Il s’agit de laisser émerger le temps présent, observer les jeux d’ombre et de lumière, écouter les sons de la nature, sans essayer d’en faire quelque chose.

Il y eut des moments où je ne pouvais sacrifier l’éclosion du moment présent à quelque travail que ce fût, manuel ou intellectuel. J’aime mettre une grande marge dans ma vie. Parfois, les matins d’été, après avoir pris mon bain rituel dans le lac, je m’asseyais de l’aube jusqu’à midi sur le seuil ensoleillé de ma porte, perdu dans ma rêverie parmi les pins, les noyers blancs et les sumacs.
Dans ma solitude tranquille, entouré du chant des oiseaux et de leurs vols furtifs à travers la maison ouverte, je ne prenais conscience de l’écoulement du temps que lorsque le soleil baissait à l’ouest ou qu’au loin sur la grand-route s’ébranlait la carriole d’un voyageur. J’ai mûri pendant ces saisons comme le maïs pendant la nuit. Cela me fut bien plus profitable que n’importe quel travail manuel. Ce temps ne fut pas soustrait de ma vie mais accordé comme un sursis. Je pris conscience de ce que le mot contemplation signifie pour les Orientaux. La plupart du temps, je ne me souciais guère de la façon dont les heures s’écoulaient. La journée avançait comme pour éclairer l’un de mes travaux secrets. Le jour se lève, et soudain le soir survient, et rien de mémorable n’a été accompli.

– Henry David Thoreau

(suite…)

Méditer sur le ressenti corporel

Le corps sait...
N'avez-vous jamais eu l'impression de passer une journée en étant "à côté de vos pompes" ? Autrement dit, l'impression d'être là sans être là, de ne pas être complètement engagé dans votre vécu, de ne pas saisir réellement le sens de ce qui se passe...

Et si nous revenions à l’expérience corporelle ? Le ressenti corporel, c’est le fait de placer sa conscience dans le corps et de ressentir, d’être présent aux différentes sensations.

“Le sens corporel n’est pas une expérience mentale mais une expérience physique. Le sens corporel ne se présente pas sous forme de mots, de pensées ou d’un autre élément distinct. Il se présente comme un sentiment physique unique, bien que souvent déconcertant et complexe.”
Eugène Gendlin

Le ressenti corporel n’est pas une émotion qui est déjà une forme de réaction. Une émotion peut être nommée, on sait de quoi il s’agit. Le ressenti corporel lui est plus vague, plus complexe, plus subtil. Il nous échappe, il évolue rapidement. Difficile de lui coller une étiquette…

Ce n’est pas non plus une simple sensation physique. Le sens corporel inclut plus largement notre manière de vivre une expérience. C’est une expérience globale qui prend en compte toutes les dimensions de la personne, le corporel, l’émotionnel, le psychique… Cependant, son mode d’accès est le corps. S’il ne s’agit pas d’une sensation localisée, on va tout de même se focaliser sur le corps et les sensations tactiles pour rentrer en contact avec lui.

(suite…)

30 jours pour créer de nouvelles habitudes

Voilà une idée apparemment simple, trop simple, voire même peut-être simpliste pour certains :

faire une chose nouvelle pendant 30 jours d’affilée.

Pourquoi faire ? Pour rompre la monotonie du quotidien, pour sortir de sa routine ennuyeuse. Et pourquoi pas 30 jours pour installer une nouvelle habitude… une bonne de préférence !

Cette proposition, il faut la vivre comme un challenge. Penser à quelque chose que vous voudriez faire plus souvent. Commencez dès aujourd’hui et poursuivez pendant au moins les 30 jours suivant. Il y a de fortes chances que cette action devienne une bonne habitude au bout de quelque temps.

(suite…)