attention

Pourquoi est-il si compliqué de vivre dans le moment présent ?

On adore se raconter des histoires

Une petite vidéo pédagogique qui parcourt les différentes manières dont notre esprit nous éloigne de la simple conscience du moment présent. L’anxiété, l’anticipation de catastrophes imaginaires, le vagabondage mental, les ruminations et le fait de réinterpréter toutes nos expériences et souvenirs.

Notre esprit aime en effet les scénarios cohérents. C’est pour cette raison que nous nous racontons et re-racontons des histoires pour donner du sens à ce qui nous arrive. Tout cela nous éloigne du moment présent.

Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.
Exercice d'attention sensation corporelle méditation

Avec un peu d’imagination, les supports de méditation ne manquent pas. Notre esprit ayant tendance à privilégier la nouveauté, changer de support de méditation d’une séance à l’autre peut permettre de stabiliser un peu plus l’attention. Notre esprit est moins tenté d’aller chercher de la nouveauté ailleurs en allant se perdre dans des rêveries. Le support lui-même devient intéressant.

Méditation tout terrain

Varier les supports de méditation permet d’intégrer plus facilement la méditation dans le quotidien. Selon les circonstances du moment, tel objet de méditation sera plus approprié pour une petite session en toute discrétion. Et la méditation tout terrain vaut vraiment le coup pour étendre les bienfaits de la pratique à n’importe quel moment, en n’importe quelle circonstance.

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Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?
Ecouter la nature

Sait-on encore écouter ? Prend-on vraiment le temps, dans une conversation quelle qu’elle soit, d’écouter réellement ce que la personne est en train de dire ? Souvent, malgré nous, à peine avons-nous laissé la parole à notre interlocuteur, que nous sommes déjà en train de réfléchir à notre prochaine réplique…

Et de fait, écoutant seulement d’une oreille distraite ce que l’autre à dire, parce que de toute façon, “ma prochaine tirade est bien plus intéressante que la sienne…

Cette attitude est caractéristique d’un mode de fonctionnement mental, dans lequel une pensée s’enchaîne à une autre, et ceci continuellement, sans répit. Il est normal d’avoir des pensées, mais celles-ci deviennent agitation quand on ne leur laisse plus aucun espace.

On peut avoir une pensée et la laisser résonner en nous quelque instant.

De même, dans une conversation, plutôt que de prendre la parole à la milliseconde près où l’interlocuteur a terminé (certains sont champions du monde dans la discipline…), il est possible de laisser résonner les paroles, ne serait-ce que 2 secondes… Avant de rebondir…

La conversation en sera plus fluide. Chacun se sentira écouté et aura eu l’espace de s’exprimer réellement.

Certes dans une conversation à bâtons rompus, il est souvent difficile d’adopter cette attitude. Mais on peut s’entraîner.

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Laisser passer le train des pensées

Mettre de l'espace entre soi et ses pensées

Ce que j’aime dans la méditation, c’est qu’elle permet de mettre de l’espace entre soi-même et ses pensées.
Contrairement à ce qu’on entend parfois, la méditation n’a pas pour but de supprimer les pensées. Il s’agit plutôt de changer la relation que nous entretenons avec elles.

Parce que nous ne sommes pas nos pensées.
Nous pouvons avoir des pensées de colère, sans nous mettre en colère.
Nous pouvons avoir des pensées anxieuses, sans être anxieux.
Nous pouvons avoir des pensées teintées de tristesse, sans ressentir la tristesse.
Et cela vaut pour tout type de pensées, qu’elles soient de peur, de haine, de jugement…

Autrement dit, nous avons la capacité de ne pas nous laisser embarquer par une pensée. La pratique de la méditation de pleine conscience renforce cette liberté, que nous méditions assis ou que nous maintenions une certaine qualité de conscience pendant toute la journée.

Méditer dans le quotidien, c’est simplement reconnaître une pensée anxieuse quand elle arrive, et choisir de ne pas la suivre. On peut voir le train arriver et décider de rester à quai, et de partir plutôt faire une balade en forêt. Parce que nous savons que si nous montons dans le wagon d’une pensée anxieuse, il y a de fortes chances que nous soyons en train d’embarquer dans un grand 8, pas forcément des plus agréables…

Nous ne choisissons pas forcément les pensées qui nous viennent à l’esprit, mais nous pouvons décider ce que nous en faisons. Avec cet espace de conscience, nous gagnons en liberté par rapport à nous-mêmes.

Cet espace peut être mince, il n’est pas forcément facile de maintenir cet équilibre tout le temps et en toutes circonstances. Mais y être attentif nous permet d’éviter de partir dans des manèges émotionnels qui nous épuisent.

Ce n’est pas parce qu’il y a un train en gare, qu’il faut nécessairement sauter dedans !

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

A quoi bon s’énerver contre le vent qui souffle ? Avez-vous essayé de crier au vent : “arrête-toi de souffler, tu m’énerves, tu me fatigues, vas-t’en, vent !” Ce serait dépenser beaucoup d’énergie pour rien, n’est-ce pas ?

Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons envers nos pensées ? Nous voudrions parfois les calmer, les arrêter tant elles nous fatiguent, nous obsèdent, nous stressent… Mais comme le vent souffle,  s’arrête, puis revient… Les pensées pensent, passent, s’effacent et d’autres viennent…

Les pensées sont des phénomènes naturels, nous ne pouvons les éviter. Mais nous pouvons changer notre rapport à elles.

Et de la même manière dont on peut utiliser l’énergie du vent pour produire de l’électricité, peut-être peut-on observer le potentiel énergétique des pensées ?

Sans se laisser embarquer par le vent des pensées, mais en les laissant être ce qu’elles sont… Et en douceur, remonter et se connecter à l’énergie qui est leur source.

De cette manière, non seulement, nous ne dépensons pas notre énergie à combattre en vain les pensées. Mais nous pouvons alors aussi entrevoir une source d’énergie en nous… et une énergie renouvelable ! Que ferions-nous alors de cette nouvelle énergie ?

Entre observation et imagination

Maintenir une attention égale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Arrivons-nous encore à laisser le temps s'écouler sans rien faire d'autre ? Nous accordons-nous des moments de pure contemplation ?

Le passage suivant de Henry David Thoreau illustre ce que peut être une expérience de contemplation. Il s’agit de laisser émerger le temps présent, observer les jeux d’ombre et de lumière, écouter les sons de la nature, sans essayer d’en faire quelque chose.

Il y eut des moments où je ne pouvais sacrifier l’éclosion du moment présent à quelque travail que ce fût, manuel ou intellectuel. J’aime mettre une grande marge dans ma vie. Parfois, les matins d’été, après avoir pris mon bain rituel dans le lac, je m’asseyais de l’aube jusqu’à midi sur le seuil ensoleillé de ma porte, perdu dans ma rêverie parmi les pins, les noyers blancs et les sumacs.
Dans ma solitude tranquille, entouré du chant des oiseaux et de leurs vols furtifs à travers la maison ouverte, je ne prenais conscience de l’écoulement du temps que lorsque le soleil baissait à l’ouest ou qu’au loin sur la grand-route s’ébranlait la carriole d’un voyageur. J’ai mûri pendant ces saisons comme le maïs pendant la nuit. Cela me fut bien plus profitable que n’importe quel travail manuel. Ce temps ne fut pas soustrait de ma vie mais accordé comme un sursis. Je pris conscience de ce que le mot contemplation signifie pour les Orientaux. La plupart du temps, je ne me souciais guère de la façon dont les heures s’écoulaient. La journée avançait comme pour éclairer l’un de mes travaux secrets. Le jour se lève, et soudain le soir survient, et rien de mémorable n’a été accompli.

– Henry David Thoreau

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Gribouiller focalise l’attention et rend plus créatif

Griffonner est une activité très mal vue de nos jours. Peut-être étiez-vous l’un de ces élèves “pris en flagrant délit” de gribouillages dans les marges de son cahier ? Un motif de tirage d’oreilles et une preuve, pour le professeur, que vous n’étiez pas concentré ! De la même façon, aujourd’hui, griffonner en pleine réunion de travail risquerait d’être interprété par votre patron comme de l’ennui ou un manque d’attention…

Les préjugés ont la vie dure ! Le gribouillage n’aurait pas sa place dans des activités sérieuses. Et pourtant… Des recherches montrent que gribouiller pendant une activité d’écoute peut améliorer la  mémorisation des informations de 29 %.

Le griffonnage empêcherait en effet de partir dans des rêveries où on ne porte plus attention à ce qui se passe. Il permettrait, au contraire, de maintenir la concentration intacte. A l’inverse de toutes les idées reçues, griffonner aide à mieux focaliser son attention. C’est une activité qui permet de maintenir le cerveau en éveil, même dans une situation mortellement ennuyeuse !

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La méditation pour les enfants

On le sait, il est souvent difficile de faire asseoir des enfants pour qu’ils restent tranquilles. Alors quant à leur apprendre la méditation, on pourrait penser que c’est mission impossible.

Heureusement, la thérapeute hollandaise Eline Snel a développé une méthode spécialement pour les enfants. La métaphore de la grenouille qu’elle introduit rend la méditation beaucoup plus accessible aux bambins à l’attention volatile. Jugez-en plutôt avec cet extrait lu par Sara Giraudeau.

Dans les écoles

La méthode d’Eline Snel appliquée dans plusieurs écoles néerlandaise a fait ses preuves :

les enfants se sentent plus en confiance, dorment mieux, sont plus aimables les uns envers les autres. Les enseignants, qui disent aussi mieux se sentir, constatent davantage de calme en classe, une meilleure concentration et plus d’ouverture d’esprit. “Il existe aujourd’hui un nombre croissant de travaux montrant l’intérêt de la méditation de pleine conscience auprès des enfants, pour l’équilibre émotionnel, les capacités de résilience, la qualité des échanges familiaux et les capacités attentionnelles, notamment dans le travail scolaire et les apprentissages”, explique Christophe André.

Source : Le Monde

Une méthode à faire découvrir aux enfants mais aussi à leurs parents, grâce au livre d’Eline Snel, Calme et attentif comme une grenouille.

www.commeunegrenouille.fr

Pourquoi est-il si compliqué de vivre dans le moment présent ?

On adore se raconter des histoires

Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.

Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?

Laisser passer le train des pensées

Mettre de l'espace entre soi et ses pensées

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

Entre observation et imagination

Maintenir une attention égale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Arrivons-nous encore à laisser le temps s'écouler sans rien faire d'autre ? Nous accordons-nous des moments de pure contemplation ?

Gribouiller focalise l’attention et rend plus créatif

La méditation pour les enfants