méditation

S’autoriser à cultiver la compassion pour soi

Être tendre et gentil avec nous-même peut s'avérer un véritable défi, tant nous sommes habitués à l'auto-critique. La compassion pour soi pourrait être bien la première chose dont nous avons besoin pour accueillir et libérer nos pensées et émotions douloureuses
Méditation de compassion, bienveillance pour soi

Nous sommes si souvent en train de nous battre contre nous-mêmes. Combien de fois nous surprenons-nous à nous auto-critiquer, à penser que nous n’en faisons pas assez, à ressentir de la colère, contre nous-même ou  nous dire que nous sommes nuls ?

Pour certains, une méditation de bienveillance serait signe d’autocomplaisance, une façon “bisounours” de voir le monde… La violence, même latente, est tellement ancré dans nos rapports sociaux, que certains ne vivent en effet que par le filtre du combat permanent contre les autres et contre soi.

Se faire violence, se dépasser, se donner des “coups de pieds au cul”, se juger sévèrement, est encouragé, autant à l’école qu’au travail et dans notre société en général.

Et si nous autoriser enfin à éprouver une véritable compassion envers nous-même, était au contraire un geste de courage ?

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Méditer sur la peur et l’anxiété

Osons ressentir la peur plutôt que l'enfouir ! Lorsque nous nous connectons à cette émotion, comme pour l'accueillir avec bienveillance, quelque chose peut commencer à s'ouvrir et à se décrisper. Une méditation qui peut secouer, à aborder avec précautions.
Méditation sur la peur et l'anxiété

La peur est une composante naturelle de notre expérience. Le problème vient surtout du fait que nous avons tendance à enfouir cette émotion, à toute faire pour ne surtout pas la ressentir… Et encore moins la montrer aux autres. Dans une société qui invite toujours plus au “dépassement” de soi, à pousser ses limites aux extrêmes, à aller toujours “plus vite, plus haut, plus fort”, montrer sa peur serait un aveu de faiblesse intolérable…

Et pourtant, certains de nos comportements sont motivés par une peur inavouée que l’on tente d’éviter à tout prix. Combien de fois nous sommes-nous tu par peur de la réaction des autres ? Peur d’être incompris, d’être jugé incompétent ou toute autre chose… Et souvent, nous ne nous rendons même pas compte de ce processus interne.

L’évitement étant, dans des circonstances particulières à chacun, notre façon de fonctionner par défaut, nous n’avons pas conscience de ce qui est à l’origine de ce comportement.

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L’écriture pour vivre autrement ses émotions et redonner du souffle à sa vie

Quand la journée a été particulièrement mauvaise, mettre ses pensées sur le papier peut aider à alléger les frustrations émotionnelles pour mieux repartir de l'avant. L'écriture devient alors une forme de méditation et agit comme une thérapie.
Ecrire ses émotions pour alléger ses émotions

Les bienfaits de l’écriture ont été démontrés par James W. Pennebaker, chercheur en psychologie sociale à l’université duTexas à Austin. Il a observé que les personnes ayant écrit sur des expériences émotionnellement chargées montraient une évolution dans leur bien-être.

Au niveau mental, d’abord : baisse du stress et de l’anxiété, augmentation de l’humeur, meilleure mémoire et meilleures qualités relationnelles. Plus curieux, les participants ont également observé un mieux-être physique : baisse de la tension artérielle, système immunitaire renforcé et globalement moins de visite chez le docteur.

Pour que cela fonctionne, il ne s’agit pas de gribouiller n’importe quoi. Il est question ici d’une écriture impliquée et impliquante, dans laquelle on exprime des pensées importantes ou raconte des expériences émotionnellement chargées.

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Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.
Exercice d'attention sensation corporelle méditation

Avec un peu d’imagination, les supports de méditation ne manquent pas. Notre esprit ayant tendance à privilégier la nouveauté, changer de support de méditation d’une séance à l’autre peut permettre de stabiliser un peu plus l’attention. Notre esprit est moins tenté d’aller chercher de la nouveauté ailleurs en allant se perdre dans des rêveries. Le support lui-même devient intéressant.

Méditation tout terrain

Varier les supports de méditation permet d’intégrer plus facilement la méditation dans le quotidien. Selon les circonstances du moment, tel objet de méditation sera plus approprié pour une petite session en toute discrétion. Et la méditation tout terrain vaut vraiment le coup pour étendre les bienfaits de la pratique à n’importe quel moment, en n’importe quelle circonstance.

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Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?
Ecouter la nature

Sait-on encore écouter ? Prend-on vraiment le temps, dans une conversation quelle qu’elle soit, d’écouter réellement ce que la personne est en train de dire ? Souvent, malgré nous, à peine avons-nous laissé la parole à notre interlocuteur, que nous sommes déjà en train de réfléchir à notre prochaine réplique…

Et de fait, écoutant seulement d’une oreille distraite ce que l’autre à dire, parce que de toute façon, “ma prochaine tirade est bien plus intéressante que la sienne…

Cette attitude est caractéristique d’un mode de fonctionnement mental, dans lequel une pensée s’enchaîne à une autre, et ceci continuellement, sans répit. Il est normal d’avoir des pensées, mais celles-ci deviennent agitation quand on ne leur laisse plus aucun espace.

On peut avoir une pensée et la laisser résonner en nous quelque instant.

De même, dans une conversation, plutôt que de prendre la parole à la milliseconde près où l’interlocuteur a terminé (certains sont champions du monde dans la discipline…), il est possible de laisser résonner les paroles, ne serait-ce que 2 secondes… Avant de rebondir…

La conversation en sera plus fluide. Chacun se sentira écouté et aura eu l’espace de s’exprimer réellement.

Certes dans une conversation à bâtons rompus, il est souvent difficile d’adopter cette attitude. Mais on peut s’entraîner.

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Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

A quoi bon s’énerver contre le vent qui souffle ? Avez-vous essayé de crier au vent : “arrête-toi de souffler, tu m’énerves, tu me fatigues, vas-t’en, vent !” Ce serait dépenser beaucoup d’énergie pour rien, n’est-ce pas ?

Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons envers nos pensées ? Nous voudrions parfois les calmer, les arrêter tant elles nous fatiguent, nous obsèdent, nous stressent… Mais comme le vent souffle,  s’arrête, puis revient… Les pensées pensent, passent, s’effacent et d’autres viennent…

Les pensées sont des phénomènes naturels, nous ne pouvons les éviter. Mais nous pouvons changer notre rapport à elles.

Et de la même manière dont on peut utiliser l’énergie du vent pour produire de l’électricité, peut-être peut-on observer le potentiel énergétique des pensées ?

Sans se laisser embarquer par le vent des pensées, mais en les laissant être ce qu’elles sont… Et en douceur, remonter et se connecter à l’énergie qui est leur source.

De cette manière, non seulement, nous ne dépensons pas notre énergie à combattre en vain les pensées. Mais nous pouvons alors aussi entrevoir une source d’énergie en nous… et une énergie renouvelable ! Que ferions-nous alors de cette nouvelle énergie ?

Entre observation et imagination

Maintenir une attention égale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Arrivons-nous encore à laisser le temps s'écouler sans rien faire d'autre ? Nous accordons-nous des moments de pure contemplation ?

Le passage suivant de Henry David Thoreau illustre ce que peut être une expérience de contemplation. Il s’agit de laisser émerger le temps présent, observer les jeux d’ombre et de lumière, écouter les sons de la nature, sans essayer d’en faire quelque chose.

Il y eut des moments où je ne pouvais sacrifier l’éclosion du moment présent à quelque travail que ce fût, manuel ou intellectuel. J’aime mettre une grande marge dans ma vie. Parfois, les matins d’été, après avoir pris mon bain rituel dans le lac, je m’asseyais de l’aube jusqu’à midi sur le seuil ensoleillé de ma porte, perdu dans ma rêverie parmi les pins, les noyers blancs et les sumacs.
Dans ma solitude tranquille, entouré du chant des oiseaux et de leurs vols furtifs à travers la maison ouverte, je ne prenais conscience de l’écoulement du temps que lorsque le soleil baissait à l’ouest ou qu’au loin sur la grand-route s’ébranlait la carriole d’un voyageur. J’ai mûri pendant ces saisons comme le maïs pendant la nuit. Cela me fut bien plus profitable que n’importe quel travail manuel. Ce temps ne fut pas soustrait de ma vie mais accordé comme un sursis. Je pris conscience de ce que le mot contemplation signifie pour les Orientaux. La plupart du temps, je ne me souciais guère de la façon dont les heures s’écoulaient. La journée avançait comme pour éclairer l’un de mes travaux secrets. Le jour se lève, et soudain le soir survient, et rien de mémorable n’a été accompli.

– Henry David Thoreau

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Méditer sur le ressenti corporel

Le corps sait...
N'avez-vous jamais eu l'impression de passer une journée en étant "à côté de vos pompes" ? Autrement dit, l'impression d'être là sans être là, de ne pas être complètement engagé dans votre vécu, de ne pas saisir réellement le sens de ce qui se passe...

Et si nous revenions à l’expérience corporelle ? Le ressenti corporel, c’est le fait de placer sa conscience dans le corps et de ressentir, d’être présent aux différentes sensations.

“Le sens corporel n’est pas une expérience mentale mais une expérience physique. Le sens corporel ne se présente pas sous forme de mots, de pensées ou d’un autre élément distinct. Il se présente comme un sentiment physique unique, bien que souvent déconcertant et complexe.”
Eugène Gendlin

Le ressenti corporel n’est pas une émotion qui est déjà une forme de réaction. Une émotion peut être nommée, on sait de quoi il s’agit. Le ressenti corporel lui est plus vague, plus complexe, plus subtil. Il nous échappe, il évolue rapidement. Difficile de lui coller une étiquette…

Ce n’est pas non plus une simple sensation physique. Le sens corporel inclut plus largement notre manière de vivre une expérience. C’est une expérience globale qui prend en compte toutes les dimensions de la personne, le corporel, l’émotionnel, le psychique… Cependant, son mode d’accès est le corps. S’il ne s’agit pas d’une sensation localisée, on va tout de même se focaliser sur le corps et les sensations tactiles pour rentrer en contact avec lui.

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Méditer réduit le sentiment de solitude

Une étude récente montre que la méditation réduit le sentiment de solitude chez les personnes âgées et contribue à l’amélioration de leur santé.

Meditate

Meditate (Photo credit: NA.dir)

Les chercheurs ont demandé à des personnes de 55 à 85 ans de suivre un programme de méditation de pleine conscience (MBSR) pendant huit semaines. Celui-ci incluait une séance de méditation quotidienne de 30 min, des exercices de prise de conscience du corps (attention portée sur les sensations, sur la respiration…) 2 heures par semaine en groupe, et une journée entière de retraite méditative.

Après huit semaines, les psychologues ont observé une réduction significative du sentiment de solitude. Or, on sait que le sentiment d’être socialement déconnecté aggrave le risque de problèmes de santé et de mortalité.

Solitude, méditation et santé : des liens démontrés

Les chercheurs ont également découvert que ces exercices avaient régulé l’expression des gènes responsable des maladies inflammatoires (l’expression de ces gènes étant aggravé par le sentiment de solitude). Ce qui signifie que la méditation peut jouer un rôle dans le renforcement du système immunitaire et favoriser la lutte contre les maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives (Alzheimer par exemple) et contre le cancer.

“Il est tout aussi important d’entraîner son esprit, que de muscler ses biceps à la gym”, explique le chercheur J. David Creswell.

Source : http://www.futurity.org

Etude originale :
Mindfulness-Based Stress Reduction training reduces loneliness and pro-inflammatory gene expression in older adults, de J. David Creswell, Michael R. Irwinb, Lisa J. Burklund, Matthew D. Lieberman, Jesusa M.G. Arevalob, Jeffrey Mab, Elizabeth Crabb Breenb, Steven W. Coleb

 

La méditation pour les enfants

On le sait, il est souvent difficile de faire asseoir des enfants pour qu’ils restent tranquilles. Alors quant à leur apprendre la méditation, on pourrait penser que c’est mission impossible.

Heureusement, la thérapeute hollandaise Eline Snel a développé une méthode spécialement pour les enfants. La métaphore de la grenouille qu’elle introduit rend la méditation beaucoup plus accessible aux bambins à l’attention volatile. Jugez-en plutôt avec cet extrait lu par Sara Giraudeau.

Dans les écoles

La méthode d’Eline Snel appliquée dans plusieurs écoles néerlandaise a fait ses preuves :

les enfants se sentent plus en confiance, dorment mieux, sont plus aimables les uns envers les autres. Les enseignants, qui disent aussi mieux se sentir, constatent davantage de calme en classe, une meilleure concentration et plus d’ouverture d’esprit. “Il existe aujourd’hui un nombre croissant de travaux montrant l’intérêt de la méditation de pleine conscience auprès des enfants, pour l’équilibre émotionnel, les capacités de résilience, la qualité des échanges familiaux et les capacités attentionnelles, notamment dans le travail scolaire et les apprentissages”, explique Christophe André.

Source : Le Monde

Une méthode à faire découvrir aux enfants mais aussi à leurs parents, grâce au livre d’Eline Snel, Calme et attentif comme une grenouille.

www.commeunegrenouille.fr

S’autoriser à cultiver la compassion pour soi

Être tendre et gentil avec nous-même peut s'avérer un véritable défi, tant nous sommes habitués à l'auto-critique. La compassion pour soi pourrait être bien la première chose dont nous avons besoin pour accueillir et libérer nos pensées et émotions douloureuses

Méditer sur la peur et l’anxiété

Osons ressentir la peur plutôt que l'enfouir ! Lorsque nous nous connectons à cette émotion, comme pour l'accueillir avec bienveillance, quelque chose peut commencer à s'ouvrir et à se décrisper. Une méditation qui peut secouer, à aborder avec précautions.

L’écriture pour vivre autrement ses émotions et redonner du souffle à sa vie

Quand la journée a été particulièrement mauvaise, mettre ses pensées sur le papier peut aider à alléger les frustrations émotionnelles pour mieux repartir de l'avant. L'écriture devient alors une forme de méditation et agit comme une thérapie.

Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.

Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

Entre observation et imagination

Maintenir une attention égale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Arrivons-nous encore à laisser le temps s'écouler sans rien faire d'autre ? Nous accordons-nous des moments de pure contemplation ?

Méditer sur le ressenti corporel

Le corps sait...
N'avez-vous jamais eu l'impression de passer une journée en étant "à côté de vos pompes" ? Autrement dit, l'impression d'être là sans être là, de ne pas être complètement engagé dans votre vécu, de ne pas saisir réellement le sens de ce qui se passe...

Méditer réduit le sentiment de solitude

La méditation pour les enfants