pleine conscience

Le contrecoup d’une pensée positive

Quand on pense consciemment quelque chose et inconsciemment l'inverse...
L'art et la manière de saboter ses propres suggestions positives.

Les pensées et visualisations positives sont des techniques très intéressantes et la plupart du temps efficaces. Mais ça ne marche pas à tous les coups ! Une pensée positive peut parfois même activer le contraire de ce qui est énoncé.

Que se passe-t-il alors ?

Quand une affirmation va à l’encontre d’une croyance profonde, une résistance s’active et crée une réaction inconsciente.

Par exemple, la pensée consciente “Je suis de plus en plus mince“, peut activer, à un niveau inconscient, l’image de soi avec un peu trop de ventre… Ou faire surgir une autre pensée qui vient sabote l’affirmation positive, par exemple : “mais si je perds du poids, je ne pourrai plus prendre de plaisir à manger ce que j’aime“.

C’est le contrecoup des pensées positives.

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Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.
Exercice d'attention sensation corporelle méditation

Avec un peu d’imagination, les supports de méditation ne manquent pas. Notre esprit ayant tendance à privilégier la nouveauté, changer de support de méditation d’une séance à l’autre peut permettre de stabiliser un peu plus l’attention. Notre esprit est moins tenté d’aller chercher de la nouveauté ailleurs en allant se perdre dans des rêveries. Le support lui-même devient intéressant.

Méditation tout terrain

Varier les supports de méditation permet d’intégrer plus facilement la méditation dans le quotidien. Selon les circonstances du moment, tel objet de méditation sera plus approprié pour une petite session en toute discrétion. Et la méditation tout terrain vaut vraiment le coup pour étendre les bienfaits de la pratique à n’importe quel moment, en n’importe quelle circonstance.

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Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?
Ecouter la nature

Sait-on encore écouter ? Prend-on vraiment le temps, dans une conversation quelle qu’elle soit, d’écouter réellement ce que la personne est en train de dire ? Souvent, malgré nous, à peine avons-nous laissé la parole à notre interlocuteur, que nous sommes déjà en train de réfléchir à notre prochaine réplique…

Et de fait, écoutant seulement d’une oreille distraite ce que l’autre à dire, parce que de toute façon, “ma prochaine tirade est bien plus intéressante que la sienne…

Cette attitude est caractéristique d’un mode de fonctionnement mental, dans lequel une pensée s’enchaîne à une autre, et ceci continuellement, sans répit. Il est normal d’avoir des pensées, mais celles-ci deviennent agitation quand on ne leur laisse plus aucun espace.

On peut avoir une pensée et la laisser résonner en nous quelque instant.

De même, dans une conversation, plutôt que de prendre la parole à la milliseconde près où l’interlocuteur a terminé (certains sont champions du monde dans la discipline…), il est possible de laisser résonner les paroles, ne serait-ce que 2 secondes… Avant de rebondir…

La conversation en sera plus fluide. Chacun se sentira écouté et aura eu l’espace de s’exprimer réellement.

Certes dans une conversation à bâtons rompus, il est souvent difficile d’adopter cette attitude. Mais on peut s’entraîner.

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Laisser passer le train des pensées

Mettre de l'espace entre soi et ses pensées

Ce que j’aime dans la méditation, c’est qu’elle permet de mettre de l’espace entre soi-même et ses pensées.
Contrairement à ce qu’on entend parfois, la méditation n’a pas pour but de supprimer les pensées. Il s’agit plutôt de changer la relation que nous entretenons avec elles.

Parce que nous ne sommes pas nos pensées.
Nous pouvons avoir des pensées de colère, sans nous mettre en colère.
Nous pouvons avoir des pensées anxieuses, sans être anxieux.
Nous pouvons avoir des pensées teintées de tristesse, sans ressentir la tristesse.
Et cela vaut pour tout type de pensées, qu’elles soient de peur, de haine, de jugement…

Autrement dit, nous avons la capacité de ne pas nous laisser embarquer par une pensée. La pratique de la méditation de pleine conscience renforce cette liberté, que nous méditions assis ou que nous maintenions une certaine qualité de conscience pendant toute la journée.

Méditer dans le quotidien, c’est simplement reconnaître une pensée anxieuse quand elle arrive, et choisir de ne pas la suivre. On peut voir le train arriver et décider de rester à quai, et de partir plutôt faire une balade en forêt. Parce que nous savons que si nous montons dans le wagon d’une pensée anxieuse, il y a de fortes chances que nous soyons en train d’embarquer dans un grand 8, pas forcément des plus agréables…

Nous ne choisissons pas forcément les pensées qui nous viennent à l’esprit, mais nous pouvons décider ce que nous en faisons. Avec cet espace de conscience, nous gagnons en liberté par rapport à nous-mêmes.

Cet espace peut être mince, il n’est pas forcément facile de maintenir cet équilibre tout le temps et en toutes circonstances. Mais y être attentif nous permet d’éviter de partir dans des manèges émotionnels qui nous épuisent.

Ce n’est pas parce qu’il y a un train en gare, qu’il faut nécessairement sauter dedans !

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

A quoi bon s’énerver contre le vent qui souffle ? Avez-vous essayé de crier au vent : “arrête-toi de souffler, tu m’énerves, tu me fatigues, vas-t’en, vent !” Ce serait dépenser beaucoup d’énergie pour rien, n’est-ce pas ?

Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons envers nos pensées ? Nous voudrions parfois les calmer, les arrêter tant elles nous fatiguent, nous obsèdent, nous stressent… Mais comme le vent souffle,  s’arrête, puis revient… Les pensées pensent, passent, s’effacent et d’autres viennent…

Les pensées sont des phénomènes naturels, nous ne pouvons les éviter. Mais nous pouvons changer notre rapport à elles.

Et de la même manière dont on peut utiliser l’énergie du vent pour produire de l’électricité, peut-être peut-on observer le potentiel énergétique des pensées ?

Sans se laisser embarquer par le vent des pensées, mais en les laissant être ce qu’elles sont… Et en douceur, remonter et se connecter à l’énergie qui est leur source.

De cette manière, non seulement, nous ne dépensons pas notre énergie à combattre en vain les pensées. Mais nous pouvons alors aussi entrevoir une source d’énergie en nous… et une énergie renouvelable ! Que ferions-nous alors de cette nouvelle énergie ?

Méditer réduit le sentiment de solitude

Une étude récente montre que la méditation réduit le sentiment de solitude chez les personnes âgées et contribue à l’amélioration de leur santé.

Meditate

Meditate (Photo credit: NA.dir)

Les chercheurs ont demandé à des personnes de 55 à 85 ans de suivre un programme de méditation de pleine conscience (MBSR) pendant huit semaines. Celui-ci incluait une séance de méditation quotidienne de 30 min, des exercices de prise de conscience du corps (attention portée sur les sensations, sur la respiration…) 2 heures par semaine en groupe, et une journée entière de retraite méditative.

Après huit semaines, les psychologues ont observé une réduction significative du sentiment de solitude. Or, on sait que le sentiment d’être socialement déconnecté aggrave le risque de problèmes de santé et de mortalité.

Solitude, méditation et santé : des liens démontrés

Les chercheurs ont également découvert que ces exercices avaient régulé l’expression des gènes responsable des maladies inflammatoires (l’expression de ces gènes étant aggravé par le sentiment de solitude). Ce qui signifie que la méditation peut jouer un rôle dans le renforcement du système immunitaire et favoriser la lutte contre les maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives (Alzheimer par exemple) et contre le cancer.

“Il est tout aussi important d’entraîner son esprit, que de muscler ses biceps à la gym”, explique le chercheur J. David Creswell.

Source : http://www.futurity.org

Etude originale :
Mindfulness-Based Stress Reduction training reduces loneliness and pro-inflammatory gene expression in older adults, de J. David Creswell, Michael R. Irwinb, Lisa J. Burklund, Matthew D. Lieberman, Jesusa M.G. Arevalob, Jeffrey Mab, Elizabeth Crabb Breenb, Steven W. Coleb

 

Le contrecoup d’une pensée positive

Quand on pense consciemment quelque chose et inconsciemment l'inverse...
L'art et la manière de saboter ses propres suggestions positives.

Exercice d’attention sur une sensation corporelle

Méditez partout ! Quelques minutes passées à s'absorber dans les sensations des doigts au contact d'un élément permettent d'entraîner l'attention, de calmer le mental et sortir des ruminations.

Réapprendre à écouter avec attention

Dans l'agitation de nos pensées et des bruits ambiants, comment développer un écoute attentive et apaisée ?

Laisser passer le train des pensées

Mettre de l'espace entre soi et ses pensées

Les pensées sont comme le vent…

Et si les pensées n'étaient que des phénomènes naturels, comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde ? La méditation nous aide à les laisser passer plutôt que de les combattre...

Méditer réduit le sentiment de solitude